Du métal au bout des doigts
Précieux ou non, les métaux sont une matiÚre que la Maison Christofle a su façonner depuis des années. LumiÚre sur les techniques nécessaire à la mise en forme du métal. Avec le perfectionnement de techniques existantes et la maitrise des innovations, la Maison Christofle a su dompter le métal et se tailler une rayonnante renommée.

La mise en forme à froid
La mise en forme à froid est privilégiée pour les piÚces plates ou creuses : platerie, vaisselle, objets de décoration, couverts. La premiÚre étape consiste à créer lâoutillage adapté à la forme retenue. Vient ensuite lâemboutissage. Une plaque de métal plate, découpée aux dimensions voulues, est placée sur la matrice inférieure, elle-même placée sur la presse. La matrice supérieure, fixée sur la partie mobile de la presse descend doucement et enfonce le métal pour le plaquer sur la forme.
Les piÚces creuses et piriformes sont réalisées par gonflage. Une forme déjà emboutie est déformée par pression dans un moule, ce dernier, en plusieurs parties, permet un démoulage aisé. La mise en forme peut aussi se faire par enlÚvement de matiÚre. Le bloc de métal est alors usiné pour lui donner la forme voulue.
La mise en forme à chaud
La mise en forme à chaud est employée pour les éléments en fort relief : boutons, anses, pieds ou sculptures. Le métal chauffé devient liquide et peut être coulé. Le point de fusion varie suivant le métal ou lâalliage choisi. En refroidissant, il se solidifie aux formes du moule. La piÚce est alors démoulée.
La galvanoplastie
La galvanoplastie est un procédé trÚs lié à lâhistoire de la Maison Christofle. Elle permet de déposer un métal sur un support par électrolyse. Le traitement de surface, argenture et dorure, de la galvanoplastie massive permet de réaliser une piÚce entiÚrement par électrolyse. Cette technique est perfectionnée par Henri Bouilhet (1830-1910), neveu et successeur de Charles Christofle, qui dépose des brevets au nom de la société à partir de 1852. « Lâélectroformage » consiste à déposer, par électrolyse, dans un moule rendu conducteur, une fine couche de métal, généralement du cuivre. Le dépÃŽt se fait en couche trÚs mince. La piÚce obtenue est ainsi plus légÚre quâune fonte traditionnelle et nécessite moins de reprise.








