
Celle que « Le Monde » a surnommĂ© la âvestale de lâimmaculĂ© conceptuelâ, AndrĂ©e Putman commence sa carriĂšre, par un coup dâĂ©clat : lâentrĂ©e de lâart chez Prisunic.
Dans les annĂ©es 80, elle Ă©dite le mobilier de grands artistes modernes des annĂ©es 30, Ă lâĂ©poque mĂ©connus du grand public, libĂ©rant ainsi de lâoubli Eileen Gray, Jean-Michel Franck, Pierre Chareau, Robert Mallet-Stevens, Mario Fortuny⊠A New York, elle invente une vision moderne de lâhĂŽtellerie en y crĂ©ant en 1984 le Morgans, premier « boutique hĂŽtel ». Elle imagine aussi des boutiques pour les plus grands de la mode, des hĂŽtels et restaurants dans le monde entier et les bureaux de ministres et de capitaines dâindustrie.
Ses succĂšs encouragent son penchant naturel pour lâĂ©clectisme: du MusĂ©e de Beaux-Arts Ă Rouen au CAPC Ă Bordeaux, du Guggenheim Ă lâexposition universelle de SĂ©ville, des dĂ©cors de cinĂ©ma pour Peter Greenaway au Concorde dâAir France.
Récemment, elle signe un seau à champagne pour Veuve Cliquot, des meubles en cuir pour Poltrona Frau et réinterprÚte le mythique Steamer Bag pour Louis Vuitton. Au chapitre des réalisations intérieures, on compte un immeuble de bureaux pour le géant pharmaceutique Novartis ou la boutique phare de Guerlain sur les Champs-Elysées.
En 2007, elle signe la boutique-spa d'Anne Fontaine à Paris, des résidences privées spectaculaires à Bruxelles, Dublin, Miami, Paris, Rome, Shanghai et Tel Aviv, sans oublier une sublime maison accrochée à la falaise de Tanger pour Arielle Dombasle et Bernard-Henri Lévy. Toujours à la pointe de la modernité, elle impose désormais son style unique à Hong Kong, avec deux gratte-ciels, dont une résidence hÎtelliÚre de 26 étages qui porte son nom : Le Putman Hotel.